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Ferjeux Van Der Stigghel, photographe engagé

Ferjeux Van Der Stigghel, photographe engagé

Né en 1963, Ferjeux van der Stigghel réalise ses premières commandes pour Libération à  l’âge de 17 ans. Il part ensuite de New York s’installer à Mexico où il exerce, entre autres, le métier de photographe de plateau pour le réalisateur François Reichenbach. Exposé en France, en Suisse, au Mexique, il publie ses images personnelles réalisées dans plusieurs pays d’Amérique du Sud. Après des expériences comme régisseur général, assistant à la réalisation et de la mise en scène au théâtre avec Bernard Sobel, en 1988, il se forme au multimédia et réalise des films en commande pour le monde de la communication et des courts métrages. Il collabore avec La Géode et la BBC. En 1999, il décide de faire une parenthèse et obtient le diplôme de Sciences Po à Aix en 2002 avant d’y enseigner « La Sémantique de L’image ». Il mène depuis 2008 un projet au long cours sur le thème des néo-nomades. En 2012, il propose un projet de recherche interdisciplinaire et le collectif  noLand’s man Project est créé. Le 22 avril dans le cadre de la Nuit Debout, était diffusé sur la Place de la République un diaporama réalisé à partir de ses photos. Il est représenté par la maison de photographes Signatures.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

AUTOUR DES NÉO-NOMADES

  • Exposition Habiter le campement, Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris (16e), du 13 avril au 29 août 2016
     

  • www.citechaillot.fr
     

  • Lionel Rougé, Christophe Gay, Sylvie Landriève, Anaïs Lefranc-Morin, Claire Nicolas, Réhabiliter le périurbain : comment vivre et bouger durablement dans ces territoires ?, Éditions Loco, Forum vies mobiles 2013, 144 pages
     

  • Maude Reitz, Sophie Greiller, « Mise au point » Fisheye n°2 rubrique Société, 2013
     

  • Maude Reitz, Sophie Greiller, « Pour une architecture à trois ou quatre essieux », Tracés 04, 2014
     

  • Ferjeux van der Stigghel et Arnaud Le Marchand, Nomadisme et néo-nomade, Forum Vies Mobiles – Préparer la transition mobilitaire, 22 mai 2013
     

EXPOSITIONS FERJEUX VAN DER STIGGHEL

  • Festival Visa pour l’Image à Perpignan et aux Nuits de l’Image Arles, 2010
     

  • Exposition à la Maison Rouge, Paris, 2012
     

  • Exposition Yes we Camp, Marseille, 2013
     

  • Exposition Yes we Camp, Bibliothèque Universitaire du Havre, 2013
     

  • Exposition Les Néo-Nomades, Galerie La Cour des Paysages, Avignon, 2016
     
     

Art Connect – 15 Rue Sainte Barbe 84560 Ménerbes – France

 

Vente aux enchères d’œuvres d’art contemporain

CATALOGUE VENTE AUX ENCHERES HOPITAL APT 17JUIL 2016 LUSTRERIE MATHIEU

62 ARTISTES POUR LA VENTE AUX ENCHÈRES D’ŒUVRES D’ART CONTEMPORAIN AU PROFIT DE L’HÔPITAL D’APT

DIMANCHE 17 JUILLET aux ATELIERS MATHIEU LUSTRERIE à GARGAS

 

Le Fonds « Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir » organise avec le concours de la Galerie Pascal Lainé, de l’agence Art Connect, de La Maison de Ventes Leclere et des Ateliers Mathieu Lustrerie, une vente aux enchères d’œuvres d’art contemporain le dimanche 17 juillet 2016 à 18h au profit du Fonds « Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir ».

 

AFFICHE-VENTE-ENCHERES

Plus de soixante artistes, peintres, plasticiens, photographes, sculpteurs,… se sont mobilisés à ce jour pour accompagner le projet de modernisation du Centre Hospitalier du Pays d’Apt en offrant une ou plusieurs de leurs œuvres au Fonds « Pour le Pays d’Apt, un hôpital d’avenir ». Des particuliers ont également souhaité participer en faisant don d’œuvres de leur propre collection.

 

Pascal Lainé de la Galerie Pascal Lainé à Ménerbes, Jean-Philippe Lacroze de l’agence Art Connect et quelques bénévoles du fonds de dotation ont ouvert leur carnet d’adresse pour le fonds de dotation afin de faire de cette vente aux enchères une vente d’exception tant par le nombre d’artistes présents que par la qualité des œuvres mises à la vente.

 

Plus de quatre-vingt lots seront donc proposés le dimanche 17 juillet pour cette vente qui sera animée par Damien Leclere, commissaire-priseur (Maison de Ventes Leclere à Marseille et Paris). La vente et l’exposition des œuvres d’art se dérouleront dans le cadre extraordinaire des Ateliers Mathieu Lustrerie à Gargas que Régis Mathieu a mis à la disposition du fonds de dotation à l’occasion de cet événement caritatif.

 

Une manifestation prestigieuse qui a pu voir le jour grâce à la générosité de multiples partenaires, acteurs économiques et culturels, artistes et particuliers, conscients des enjeux de la modernisation du Centre Hospitalier tant pour la population que pour le territoire du Pays d’Apt.

 

Vente suivie d’un cocktail (Food Home Design – Domaine de la Verrière).

 

LES ARTISTES : Béatrice ARTHUS-BERTRAND, David ATKINSON, Jenny BACKHOUSE, Michèle BELAICHE, Jean-Jacques BELLONE, Inge BOESKEN KANOLD, Denis BRIHAT, Collectif byLEON, Silvia CABEZAS PIZARRO, Joël CANAT, Patricia CARBONEL, Martine CAZIN, Brigitte CHEYROU, Bruce CLARKE, Bill CULBERT, Pip CULBERT, Charlotte CULOT, Françoise DE L’HOMME, Kristian DESAILLY, Françoise DEYRIEUX, Marine DI STALI, Sandra DUBOUT, Matthieu FAURY, Christine FERRER, Christine FILLIATREAU, Marie-Laure GERARD BECUWE, Wendy GIBBS, Michèle GIGNOUX, Pierre GUELLEC, Marine GUILLEMOT, Jerry KRELLENSTEIN, Elisabeth LANGSTON, Susanna LEHTINEN, Bérangère LEYDIER, Jean LEYRIS, Michel LOEB, Jean-Claude LORBER, Karen McDERMOTT, Mick MESSENGER, Diane MINEAULT, Bertrand MONBOISSET, Camille MONNIER, Rahim NAFJAR, Jean-Christophe OLIVIER, Jean-Marc PAYOT, Michel PENA, Jacques SALLES, Thierry SAVINI, Manuel-Angel SERRANO, Martha SHEARER, Alain SIGNORI, Hans SILVESTER, Gabriel SOBIN, Xavier SPATAFORA, Amanda SPENCER COOKE, Christophe STREICHENBERGER, François TAPIEZO, Françoise VALENTI, Ferjeux VAN DER STIGGHEL, Flavie VAN DER STIGGHEL, Jean VERAME, Eva VORFELD, Pablito ZAGO.

 

Exposition : Ateliers Mathieu Lustrerie
du mardi 12 au vendredi 16 juillet de 11h à 18h
ou sur rendez-vous : 06 56 81 56 89
 
Lieu : Mathieu Lustrerie – Hameau des Sauvans – 84400 Gargas

 

Mathieu Lustrerie
Mathieu Lustrerie Hameau des Sauvans 84400 Gargas

 

► Mathieu Lustrerie - Gargas

► Galerie Pascal Lainé - Ménerbes

► Maison de ventes Leclere - Marseille

► Fonds de dotation pour l’hôpital d'Apt

 

► Catalogue de la vente aux enchères du 17 juillet 2016

 
 

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Matthieu Faury, un artiste néo-humaniste

Matthieu Faury

Copier l’humain n’est plus un sujet. Mon travail de sculpteur a pour objectif de révéler ce qui n’est plus visible, ce que l’humain finalement a oublié de sa propre nature. Comprendre l’humain est le sujet. J’étudie ce qui le définit, notamment par opposition à l’animal. Qu’est-ce-que l’humanité ? Y a-t-il une frontière nette entre humanité et animalité ? Entre civilisé et barbare ? Entre homme et femme ?

 

La figure du singe est à cet égard intéressante, en ce que cet animal, sorte d’alter ego tantôt goguenard tantôt tragique de l’homme, révèle et transfigure notre propre
condition. La Singite, avec ses multiples déclinaisons, m’a ainsi permis de montrer le
monde avec le regard moqueur ou effaré d’un autre hominidé, mais aussi de dévoiler certaines discordances en l’homme. Ma démarche peut ainsi apparaître politique, profondément ancrée dans notre époque, questionnant les fondements ou le devenir de notre vie ensemble, de notre cité. Le Temple extrudé apporte alors quelques réponses : nous sommes Un malgré nos divisions. Ici, la forme de l’œuvre façonnée par extrusion, sert le fond et porte un discours.

 

Mon art en effet comporte une forte trame narrative et s’avère être un support de réflexion efficace, et inattendu. Les motifs présents dans mes tableaux ou mes sculptures – bustes de singes en empereurs, heaumes simiens, squelettes dédoublés, vanités politiques, homme enceint, architectures déformées ou encore le bio-casque – proposent un point de vue mais offrent également une multitude de significations pour le spectateur qui peut y trouver aussi dissemblance ou non sens.

 

J’aime en effet modifier le sens d’une œuvre au moyen de simples détails, permettant de dériver du particulier au général, de l’animalier à l’écologique, du masculin au transgenre, de l’antique au politique.

 

Mes œuvres, autant par leurs techniques (déstructuration, floutage, vision interne/externe du sujet) que par leurs messages, s’apparentent par conséquent à une exégèse hardie et singulière du monde et de notre propre nature.

 

Matthieu Faury est né en 1970 à Cherbourg. Il vit et travaille à Paris et Avignon.

 

 

To simply copy the human figure is no longer a subject. My work as a sculptor aims at revealing what is no longer visible, what ultimately the human has forgotten of his own nature. Understanding the human being is the subject. I study what defines it, including its opposition to animal nature. What is human? Is there a clear border between human and animal? Between civilized and barbarian? Between man and woman?

 

The figure of the ape is interesting because this is the alter ego of the human, sometimes mocking, sometimes tragic. It reveals and transfigures our own condition. The ‘Simianitus’, with its many variations, has allowed me to show the world through the intrusive or astonished eyes of another primate. It also unveils certain contradictions of the human character. My approach may appear also political, deeply rooted in the present, questioning the foundations or the future of our life together. The extruded Temple then provides some answers: we are one despite our divisions. Here the format of the work, shaped by extrusion, serves as the substance and makes a statement.

 

My art indeed has a strong narrative frame and proves to be a support of reflection that is effective, though unexpected. The patterns present in my paintings or in my sculptures – ape busts as emperors, simian helmets, split – doubled skeletons, political vanitas, pregnant man, distorted architectures or the bio-helmet -propose each its own point of view, but also offer a multitude of meanings for the viewer who can also find dissimilarity or nonsense.

 

I indeed like to change the meaning of a work through simple details, enabling it to derive for example: from the individual to the collective, from animal to ecology, from male to transgender, from ancient times to current politics.

Therefore my works through both their techniques (deconstruction, blurring, internal/external vision of the subject) and their words are a sort of bold and unique exegesis of the world and of our own nature.

 

Matthieu Faury was born in 1970 in Cherbourg. He lives and works in Paris and Avignon.

 

Expositions individuelles / Solo exhibitions

2015 « Si les châteaux m’étaient contés », Centre d’arts René d’Anjou, Château de Tarascon
 
2013 « Never///Again », Maison de Fogasses, Avignon
 
2012 « Métaphysique des casques », Hôtel de ville et esplanade du château, Les  Baux-de-Provence
« Vie à tout prix », Galerie LC, Paris
 
2011 Protéger l’Art, Site archéologique de Glanum, Saint-Rémy-de-Provence
Les Animaux architectes, Hôtel de Sade, Saint-Rémy-de-Provence
Festival a-part
 
2010 Le Casque d’Apollon, Site du Pont du Gard
 
2009 La Singite, Galerie LC, Paris
 
2002 Dualités, Galerie Fugitive, Paris
 
1995 Galerie J. Zogo, Le Plateau, Abidjan
 

Expositions collectives / Group show

2016 ABBYAC, Abbaye de Saint-­André, Villeneuve-­les‐Avignon
Superflux, Viens voir, lieu de curiosité artistique, Tavel
 
2014 Galerie Pascal Lainé, Ménerbes
Dialogues avec Goya, Hôtel de Manville, Les  Baux-de-Provence
Festival a-part
 
2013 Confrontation monumentale, parcours de sculptures contemporaines, Galeries Linz (Paris) et Pascal Lainé, Ménerbes
« Tombés des nues », Chapelle du Grand Couvent, Cavaillon
25 ans d’art contemporain, Galerie Pascal Lainé, Ménerbes
 

2012 « Bêtes, monstres et bestioles », dialogue autour du Moyen Age et de la création contemporaine, Centre d’arts René d’Anjou, Château de Tarascon
« Hyper*corps », Cour des Archives municipales, Avignon

 
2010 Vanités contemporaines, Galerie LC, Paris
 
2008 Art/Design, Maatgallery, Paris
 
2007 Maatgallery, Paris
 
2003 Autour du Congo, Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand
 

Performance

2016 « Merci mon amour », Le Mazet des Papes, Sauveterre
 

► Atelier Matthieu Faury - 3 journées portes ouvertes

 

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Exposition TOTEM

Cette année, la Fondation Poppy et Pierre Salinger accueille sculpteurs et plasticiens, de renommée internationale, dans ses jardins. Le Thème de la saison est : TOTEM, de Niki de Saint-Phalle à Karl Lagasse et la création d’artistes installés dans la région Provence-Alpes-Cote d’Azur, d’Allemagne, de Belgique, et de Cuba…

 

Exposition Totem 2016

 

Avec :

Julien ALLEGRE / Béatrice ARTHUS BERTRAND / Jean-François AUBERT / Yo BASTONI / Uta BROUET / Dominique COUTELLE / Parvine CURIE / Joe DOWNING / Christine FERRER / Francis GUERRIER / Stéphane GUIRAN / Albert HETTINGER / René KUNG / Jordi JORDA / Karl LAGASSE / Marc NUCERA / Anne PHAREL / Ricardo PONCE / Marcel PINAS / Vera RÖHM / Daniel ROMANI / Niki De SAINT PHALLE / Jacques SALLES / Thierry SAVINI / Gabriel SOBIN / Flavie VAN DER STIGGHEL / Étienne VIARD / François VILLAIS.

 

Venez découvrir ces artistes dans le cadre idyllique des jardins de la Bastide rose, et de la Fondation Poppy et Pierre Salinger.
Une occasion rare de voir une telle concentration d’artistes talentueux dans la sculpture monumentale.

 

Informations pratiques :
 
Accès : 99 chemin des Croupières, par le chemin des Coudelières, 84250 Le Thor
Site internet : www.pierresalinger.org
Tél. : 04 90 02 14 33
E-mail : contact@bastiderose.com
GPS : N 43.9302, E 4.9710

 

Ouvertures 2016 :
 
Exposition du 13 juin au 15 octobre 2016.
Ouvert tous les jours de 14h30 à 19h (dernière visite à 18h30) sauf le mardi.
 
 

► La Bastide Rose

 
 

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Dora Maar chez elle à Ménerbes

Dora Maar chez elle à Ménerbes

 
FILMS, EXPOSITIONS, CONFÉRENCES
3-12 juin 2016

 

Dora Maar chez elle à Ménerbes
Dora Maar © RMN-Grand Palais (Musée Picasso de Paris) Franck Raux

Pour fêter le dixième anniversaire de sa présence à Ménerbes, la Brown Foundation qui accueille depuis dix ans des artistes et des intellectuels dans la Maison de Dora Maar célèbrera la grande artiste autour de plusieurs évènements au cours du week-end des 3 et 4 juin 2016 et dans une exposition de 3 au 12 juin. La Brown Foundation souhaite rendre hommage à l’artiste géniale et la photographe exceptionnelle qu’était Dora Maar. Membre importante du groupe surréaliste, femme de caractère avec une sensibilité extrême et dotée d’un talent hors norme, nous nous devons de lui accorder la place qui est la sienne dans le patrimoine du village qu’elle a fréquenté depuis sa rupture douloureuse avec Picasso vers la fin de la guerre jusqu’à son décès le 16 juillet 1997. Dans sa maison, l’esprit de Dora Maar est toujours présent. Elle est et restera chez elle, et interrogera encore les générations à venir. Cette manifestation a été possible grâce à nos partenaires que nous remercions chaleureusement : La Strada, un lieu une œuvre, La Maison de la Truffe et du Vin du Luberon, la municipalité de Ménerbes, ainsi que tous les bénévoles à nos côtés.

L’entrée est libre dans tous les lieux ouverts au public.
 


 
Dora Maar chez elle à Ménerbes
 
3 au 12 juin

L’exposition Dora Maar chez elle à la Maison de la Truffe et du Vin du Luberon, ouvert les après-midis de 15h à 18h et sur rendez-vous.

 
1 au 30 juin

Un lieu une œuvre, 63 rue Kléber Guendon
Galerie particulière d’art contemporain présente une œuvre in situ : portrait revisité de Dora Maar de Francine Zubeil artiste en résidence à la Brown fondation maison Dora Maar, en 2010.

 

Dans le cadre d’une ses activités, « l’art contemporain à l’école du village » Un lieu une œuvre amène la classe de Jean Claude Puech à concevoir un portrait de Dora Maar à travers l’étude de ceux de Picasso et des photos de l’artiste.

 

Programme

 

VENDREDI 3 juin
18h30
Maison de la Truffe et du Vin du Luberon
Vernissage de l’exposition Dora Maar chez elle.
 
20h45

Salle Polyvalente en Partenariat avec La Strada
Projection du film: la femme qui pleure au chapeau rouge, 2010, avec Amira Casar et Thierry Fremont, l’histoire de Dora Maar et Picasso. Le réalisateur Jean-Daniel Verhaeghe présentera son film. (Sous réserve).

 

SAMEDI 4 juin dans la Maison Dora Maar

10h00

Journée portes ouvertes au rez de chaussée, au premier étage et dans les jardins. Exposition d’un jour : des photographies prises de la maison pendant les jours qui ont suivi le décès de l’artiste… une évocation de son atelier. Photos de Denis Brihat, Brice Toul, et Jérôme de Staël.

 
11h00

Conférence de Victoria Combalia, auteur du livre, Dora Maar : Au delà de Picasso. Victoria Combalia est historienne de l’art et la plus importante spécialiste de l’œuvre de l’artiste. Elle a été commissaire de l’exposition au Palazzo Fortuny à Venise sur Dora Maar, 2014.

 
15h30
Projection du documentaire d’Alejandro Lasala
Le réalisateur présentera son film. Durée 50 mins.
 
16h30
Lectures de poésie de Dora Maar par Nadège Perrier
 
17h00

Cérémonie d’inauguration du « Passage Dora Maar » par Christian Ruffinatto, Maire de Ménerbes.
Réception de clôture dans les jardins de la maison de Dora Maar.

 


Le Brown Foundation Fellows Program at the Dora Maar House appartient au Musée des Beaux-Arts de Houston (Museum of Fine Arts, Houston : MFAH). Il a été créé pour accueillir des écrivains, des artistes – ceux qui travaillent dans les domaines des arts et des lettres. Sur une période allant de un à trois mois, à l’écart de leurs obligations quotidiennes, les candidats retenus peuvent se consacrer à leurs recherches dans les meilleures conditions. La Maison Dora Maar est un hôtel particulier du 18ème siècle, portant le nom de son ancienne propriétaire, célèbre égérie de Pablo Picasso.

 
Depuis 2006, la Fondation a accueilli des artistes du monde entier dans des domaines variées.

 

► Information in english

 
 

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Parcours de sculptures monumentales 2016

Exposition du 28 mai au 30 septembre 2016

L’artiste Vauclusien Étienne Viard investi le village de Ménerbes avec ses sculptures monumentales en acier Corten.
Durant tout l’été, une dizaine d’œuvres est à découvrir au détour d’une place, d’une église, d’un jardin, prés d’un lavoir… Une exposition à ciel ouvert pour le bonheur de tous.

 

 

Les lieux dans Ménerbes :
au lavoir, terrasse du 5, Jardin Jean Moulin (près de l’agence Postale), Galerie Pascal Lainé, Jardin Joe Downing (face à la Maison Dora Maar), sous le beffroi (place de la Mairie), parvis de la Maison de la Truffe et des Vins du Luberon, parvis de l’église Saint-Luc

Renseignements :

Office de Tourisme : 04 90 72 21 80
Galerie Pascal Lainé : 04 90 72 48 30 ou 06 61 89 74 12

Liens concernant l’artiste Étienne Viard

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Sculpture : Julien Allègre

Sculpture : Julien Allègre

Julien vit dans le nord du Vaucluse. D’origine arlésienne, les vestiges de l’Empire Romain ont eu une aura particulière dans la construction mentale de l’artiste. Les voyages et les rencontres génèrent en lui l’envie de se réaliser. En 2001, l’explosion des deux tours et le décès d’un proche déclenchent dans son esprit la nécessité de parler autrement. Alors, ses mains répandent le langage qui le caractérise.

Il s’imprègne de tout ce qu’il vit. De ses itinéraires, il extrait l’ingénieux recyclage dont font preuve les Sénégalais. Au Maroc, le martelage du cuivre ou du laiton évoque en lui son passé de musicien.

Les événements tragiques, engendrés par les civilisations, bouleversent Julien. Il extirpe l’amoncellement d’informations qui le submerge, ses figurations restituent aux regards des autres l’émotion brute d’une réalité tortueuse.

Julien incorpore une multitude de symboles dans ses productions ; la récupération de bidons ayant acheminé le sang des entrailles de la Terre jusqu’à notre société de consommation n’est pas un hasard.

Le physique de l’artiste est mis à rude épreuve. Un combat avec la tôle prend place. Des coups de marteau sont assénés. Un corps à corps qui tord et fait plier la matière.

Protégé par un masque, Julien poursuit l’assemblage dans la fusion. Le feu jaillit, fondant ses humeurs dans le métal. La patine est obtenue sous l’action du climat ou de l’acide qui érode la pièce.

En 2008, Julien sculpte un Chinois par mois ; petit homme trapu au corps jaune et à la tête rouge. Une installation composée de douze statuettes qui accentuent la perception de profusion. Peut-être veut-il attirer notre attention sur la répression de la Chine au Tibet et l’autocratie d’un pouvoir imposant la pensée unique. Pourtant, chaque pièce est singulière, l’allégorie de l’émergence d’un peuple. Chacun peut entrevoir sa propre imagination dans ces œuvres.

Le succès oblige Julien à réaliser des séries en bronze. (Une série comprend douze reproductions numérotées de 1 à 12 pour une seule pièce).

Cet alliage fascine Julien depuis son enfance. L’intervention du cuivre et de l’étain permet d’exposer en plusieurs lieux et de conserver l’original. Pour un sculpteur, c’est souvent l’ultime étape vers l’immortalité.

Les années faisant, le travail de Julien évolue. Il s’efforce d’aller à l’essentiel, épurer, estomper les éléments de représentation, tout en gardant l’indispensable.

Dans les sculptures « Latitudes » ou « Vague à l’âme », on distingue une embarcation rudimentaire qui évoque les drames de l’immigration et les tragédies de Lampedusa.

Julien persévère, une disqueuse dans la tête et un chalumeau à la main. La liberté semble être le seul compromis qu’il accepte.

 
Vous pouvez découvrir les créations de Julien dans les galeries suivantes :
Galerie Patrice Peltier, 35 rue Guénégaud 75006 Paris, France
Galerie 22, route de Gordes 84220 Coustellet, France
Galerie du Cardo, 27 rue Henri IV 51100 Reims, France
Galerie Au-delà des apparences, 15 rue Filaterie 74000 Annecy, France
Galerie P13, Pfaffengasse 69117 Heidelberg, Allemagne
 
Hervé Dols : herve.dols@oeilpaca.fr

L’œil paca.fr votre magazine web gratuit – Rédaction : redaction@oeilpaca.fr – Mémoires images L’œil Paca.fr B.P Mairie 13150 Tarascon cedex

 

Liens concernant l’artiste Julien Allègre

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Musée de Vence : de Warhol à Basquiat

by RivieraMagazine
 

Du 20 février au 22 mai prochain, le musée de Vence met à l’honneur deux artistes américains ayant marqués l’histoire de l’art contemporain : Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat. Deux peintres underground nés à New York dont la personnalité et le style détonnant ont fait la notoriété.

 

« De Warhol à Basquiat » offre un voyage au cœur de la collection d’Yvon Lambert, galeriste et marchand d’art contemporain français. Une exploration artistique à travers les thématiques de la peinture sous toutes ses formes, l’image, la représentation telle une icône moderne, l’instantané telle une vision de la mort…

 
Jean-Michel Basquiat

Jean-Michel Basquiat. Asbestos, peinture sur papier marouflé sur toile,
273 x 285 x 3 cm, 1981-1982

 

L’exposition commence par une installation de l’artiste lituanien Žilvinas Kempinas. Un mirage hypnotique composé d’une bande magnétique et du simple souffle d’un ventilateur. Les ellipses créées dans l’espace renvoient à des œuvres sur papier de Robert Mangold des années 1960, de Bruce Nauman des années 1980 ou des sculptures de Jonathan Monk des années 2000. Elles relient des œuvres phares du Land art et du passage de l’artiste dans le paysage (Richard Long, Rika Nogushi, Giuseppe Penone…).

 

Avec la vidéaste finlandaise Salla Tykkä, la boucle est bouclée à travers ce jeune homme filmé alors qu’il joue torse nu à faire tourner son lasso à l’intérieur d’un salon, pendant qu’une adolescente l’observe secrètement du dehors, émue dans un paysage enneigé.

 

Musée de Vence : de Warhol à Basquiat Portrait de Jean-Michel Basquiat, 1988. Crédit photo : Louis Jammes

 

À l’étage, les œuvres de Jean-Michel Basquiat sont associées à des photographies d’Andy Warhol, ami et complice, et à des œuvres sur papier de Julian Schnabel qui a consacré un film sur Basquiat avec David Bowie dans le rôle du Pape du Pop art.
La mort qui rode est présente à travers la série mythique Electric Chairs prêtée pour l’exposition « Warhol Unlimited ». On retrouve la menace de cette mort avec la jeune canadienne Liz Crimée qui se réapproprie la sculpture minimale de Tony Smith « Die » (Meurs), ainsi qu’avec le dessin d’un gisant d’Adel Abdessemed, et avec Jonathan Monk qui rappelle la tentative d’assassinat dont Andy Warhol fut victime en 1968. Valerie Solanas, militante féministe avait laissé à Warhol le manuscrit d’une pièce qu’elle avait écrite. Frustrée de ne pas avoir de réponse elle entra dans la Factory munie d’un revolver.

 
Musée de Vence
2 Place du Frêne
06140 VENCE
Tel : +33 (0)4 93 58 15 78
www.museedevence.com
 
 

Art Connect – 15 Rue Sainte Barbe 84560 Ménerbes – France

 

Marc Nucera s’entretient avec Lysiane Fayolle

Marc Nucera

Entretien Lysiane Fayolle – Photos Marc Nucera

Marc NuceraJ’aimai aller plus loin
courir a n’en plus finir
pour que ma peau lissé
n’attrape l’ennui et que
les rides du soleil forgent
ma mémoire de la douceur
des temps à venir

 

 

 

 

– Pourriez-vous nous parler de votre parcours, qui va de paysagiste à sculpteur ?
J’avais la réputation d’apporter des soins particuliers aux grands arbres. Mon père, ébéniste, m’a fait comprendre que le bois est l’essence d’où l’on tire la richesse. Les paysagistes ne peuvent pas complètement dissocier le panorama de la matière en réduisant la vue par des plantations d’oliviers millénaires. Ce qui m’émeut dans un paysage, c’est immense force de l’arbre qui, d’une petite graine insignifiante, va se déployer peu à peut jusqu’à vingt, cinquante mètres, tout en développant une force phénoménale associée à l’idée de sa fragilité, qui nous conduit à réfléchir sur la réalité de la vie. La rencontre avec Alain-David Idoux m’a permis d’aller dans des lieux privilégiés parmi des chênes de trois cents ans et de très vieux platanes dont, délicatement, on faisait le nettoyage. Je devais supprimer un chêne de plus de cent ans. Ne pouvant me résoudre à le mettre en bûches, je décidai de lui faire poursuivre son existence. En 1995, je ramenais de mes chantiers de gros blocs de bois, prélevés sur les troncs, que j’appelais « des cœurs d’arbres », je les empilais chez moi avec l’idée de travailler sur la puissance de la renaissance de la matière. L’état primaire de la forme s’est révélé comme un art. Lorsque l’on sculpte un arbre mort, le geste est le même que lorsqu’on le taille vivant. Tous mes travaux sur bois, mes interventions, permettent d’assurer le lien entre des jardins crées dans des styles assez différents et mes sculptures, tous en permettant au paysage de faire partie de mon intimité. Ma source d’inspiration a été ma rencontre avec Nicole de Vésian, créatrice de petits jardins infiniment raffinés, épurés et inventifs, où son œil avisé lui permettait d’assembler des patchworks végétaux : les tapis de plates devenaient des étoffes et les touffes d’herbe des édredons. Elle m’a montré que la taille en topiaire pouvait avoir une grande fluidité invitant à la caresse. Je lui ai proposé de mettre en aérien ce qu’elle réalisait sur le tapis.

 

Marc Nucera s'entretient avec Lysiane Fayolle– Est-ce l’arbre qui donne envie de réaliser une sculpture, ou l’idée de la sculpture qui vous fait choisir l’arbre ?
Même mort, l’arbre a une identité. Mon intervention prend en compte son histoire, ses blessures, la façon dont il se fendille… Lorsqu’il est vivant, je m’efface totalement, je suis très attentif à sa manière de se développer, à son individualité, tout en m’autorisant à laisser apparaître une partie de moi. Il crée l’unicité du lieu, sa personnalité fait qu’un jardin ne ressemblera jamais à un autre. je travaille lestroncs morts de façon abstraite, mais parfois la forme se fait fonctionnelle et je creuse la masse du tronc pour former un fauteuil. Dans les branches, je recherche le coté graphique, ethnique, que je fais ressortir dans le site, je sollicite le végétal et il réagit. Mon intervention se construit comme un dialogue, je me laisse aller, guidé par la nature, je n’ai pas la prétention de faire mieux qu’elle. Elle fait partie de moi, je l’accompagne en la faisant évoluer du mieux que je peux. Le temps est un facteur essentiel dans ma démarche, mes sculptures ne sont jamais terminées car elles se transforment au cours du cycle du parc. Lorsque je modèle le végétal, je m’inscris dans une perspective, une structure, un jeu de proportions où interviennent l’ombre et la lumière, le vide et le plein, le léger et le dense, le vivant et le souffle.

 

Marc Nucera– Travaillez-vous tous les arbres ?
Oui. Au départ, c’était une façon de leur donner une renaissance tout en enrichissant ma vie d’une manière inattendue. Beaucoup de mes premiers travaux ont disparu, c’est un travail éphémère qui rejoint la loi du jardin. Lorsque je sculpte un cyprès, je travaille six ans pour mettre en place le modelage du végétal mais cette image, pour exister, à besoin qu’on lui apporte un suivi. A l’origine, j’œuvrais directement dans le paysage. Chaque essence a ses qualités et procures des plaisirs différents. Je suis charmé par le chêne avec son bois dur, noble, ses veines qui dessinent des motifs intéressants ; par le cèdre qui exalte un parfum qui provoque une émanation d’exception. Le cyprès indissociable de la région peut atteindre des records de longévité avec son bois imputrescible qui, dans la mythologie égyptienne, symbolise l’éternité. L’amandier, jamais très grand, a un port un peu tordu et une allure tragique qui lui vient de l’aridité du sol. Il ya aussi des arbres rassurants, comme le tilleul, dont l’épanouissement sans contrainte dessine des cœurs, des globes, des pleins et des déliés, il respire majestueusement, sa géométrie naturelle est parfaite. Ma démarche évolue en fonction des endroits sur lesquels j’opère, l’œuvre se conduit de façon intuitive, en contact avec un environnement chaque fois unique qui raconte une histoire et nous renvoie sur le reflet des hommes.

 

Marc Nucera–  Les gens peuvent-ils comprendre la lecture que vous voulez donner ?
Lorsque l’on prend le graphisme d’un tronc, il suffit d’enlever les éraflures, les petites branches un peu parasitaires, tout ce qui brouille la lecture, et cette image devient plus lisible. Les jardins me blessent parce qu’on prive l’arbre de sa liberté, pourtant, quelle beauté, quelle émotion de regarder un chêne se déployer, épanouir dans un paysage. Ma démarche a évolué, fais maintenant un travail d’atelier avec un souci de pérennité, où chaque œuvre est une page de mon cahier intime, provoquant une émotion à un mouvement donné, en fonction du lieu, de la relation qu’on les plantes entres elles, de la résonance que cela entraîne dans le paysage, et j’aime qu’à la fin de mon travail, on découvre encore la force de l’arbre. J’essaye de créer une identité dans mon travail, mais c’est l’expérience de demain qui m’intéresse, je matérialise les choses avec ma sensibilité, ma culture, je crois qu’il faut apprendre toute sa vie, c’est le cheminement qui est important. L’art, c’est une écriture qui nous est propre et vous permet de dialoguer. Il faut que les gens se l’approprient et construisent leur histoire avec.

 

– Travaillez-vous aussi sur des sites urbains ?
Je ne suis pas un architecte d’extérieur mais le végétal est ce qui humanise le milieu urbain. Quand on enlève une allée d’arbres en ville c’est comme une cité fantôme, sa présence permet de parler d’humanisation de l’espace, il donne son propre rythme et sa mesure du temps.

 

– Louise Bourgeois construisait ses œuvres en utilisant ses souvenirs, travaillez-vous comme cela ?
Créer, c’est parler de son enfance, on ne peut échapper à notre vécu, à ce qui nous a construits, c’est ce qui nous reste de nos bouleversements ou de nous joies. Les émotions sont le langage de notre sensibilité. A un moment donné, dans notre jeunesse, la porte s’ouvre et laisse entrer l’avenir.

Marc Nucera

– Êtes-vous un artiste libre ?
J’agis pour cette liberté. Quand j’ai démarré mes activités, j’avais un euro en poche. Je crois que le travail est une discipline quotidienne avec laquelle on peut se donner les moyens d’être son propre mécène en vue de créer dans une totale liberté. Ma démarche dans l’art n’est pas sans prise de risque, la liberté ne peut qu’enrichir mon travail.

 

– Votre rencontre avec un arbre est-elle une rencontre amoureuse ?
Non, parce que l’on n’a pas excuse de dire que c’est la faute de l’autre. La matière s’offre totalement à moi, ce sont des pièces uniques qu’il faut savoir lire car elles ne sont jamais pareilles, même sur les bois très abîmés où l’accident sera la clef de l’œuvre. Ce qui est important, c’est de donner une vie aux choses. Je ne veux pas emprunter au langage de la préciosité, c’est le contact avec la matière qui m’intéresse.

 

– Pourquoi maintenant, creusez-vous l’arbre ?
C’est mon évolution. Au début, je lisais la matière pour donner vie à la sculpture. J’aime dire que je suis un artisan sculpteur, mon travail est directement lié au savoir-faire, au maniement de l’outil. La matière n’a pas fini de tout nous révéler, elle dialogue avec ce qui l’entoure. Je ne fais pas un travail réservé aux élites, j’aime lorsque les jeunes viennent poser leur regard sur les sculptures, se les approprient, car j’ai gardé mon âme d’enfant pour pouvoir créer et continuer à côtoyer ce monde fantastique. Je voue toute mon existence à cette passion. Dans mon travail actuel, je cherche à trouver une autre finition, une autre complexité dans la matière…

 

– Passez-vous du réel à l’idéal ?
L’idéal ma fait peur, il tue la jouissance en dénigrant le présent et le réel. Je suis contre la perfection, ce sont les imperfections qui font de chacun une personnalité riche dont l’imaginaire tend à devenir le réel.

 
Vos Projets Magazine, éditions Printemps 2016
 

Liens concernant l’artiste Marc Nucera

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Art Connect – 15 Rue Sainte Barbe 84560 Ménerbes – France

 

Land Art : Marc Nucera

Il est né en 1966 dans les Bouches-du-Rhône. Enfant, il prenait un malin plaisir à déambuler chez dame nature. Dans son village natal, adolescent, il arpentait ses rêves.

Son père était ébéniste ; à son contact, Marc assimila la dimension du geste qui magnifie la matière.

Détenteur d’un BEPA jardins et espace verts, la vie professionnelle de Marc débute véritablement autour de l’entretien d’oliviers millénaires. Il apprend vite et excelle dans la taille des arbres. En 1995, il est élu meilleur artisan du Var. La dextérité dont il fait preuve incite Alain-David Idoux à solliciter ses services.

 

Marc Nucera
Marc Nucera © Hervé Dols

Alain-David Idoux

Il fut conférencier et enseignait l’art. Paysagiste, il façonna des jardins contemporains remarquables dans des lieux exceptionnels. Il fit découvrir à Marc l’œuvre du sculpteur Brancusi et le Land Art.

 

Marc Nucera
Photographie © Hervé Dols

Land Art

Le Land Art fait son apparition à la fin des années 1960. À l’image des mouvements artistiques de l’époque, l’ambition est de sortir l’art des musées et de le démocratiser. La matière première est issue de la nature ; la terre, la pierre, le sable, l’eau, le bois… Les œuvres sont souvent réalisées en plein air, le cadre peut être défini par le paysage et les dimensions sont alors considérables, à l’échelle du site choisi. Robert Smithson en fut l’un des principaux théoriciens, sa femme Nancy Holt qui était artiste plasticienne et photographe fixa sur la pellicule argentique les créations de Smithson.

 

Marc Nucera
Photographie © Hervé Dols

Les sculptures

Influencé par Brancusi, Marc laisse le bois exprimer son potentiel, ses gestes permettent de révéler les formes. Chaque pièce s’imprègne des lieux, perpétuant les cycles de la vie, la matière se fissure et retourne à Gaïa la terre nourricière.

Marc donne aux arbres morts la possibilité de conserver leurs emplacements. Il fait jaillir ce que l’œil ne discerne pas forcément, c’est ainsi que « Le Taureau » naquit au domaine de Dalmeran. Il a commencé par sculpter des cubes dans le bois. Rapidement, ses productions évoluent. Des colonnes à facettes, des arbres drapés, froissés, torsadés, apparaissent dans les propriétés.

L’introspection de l’artiste l’incite à associer les éléments organiques pour créer des atmosphères. Marc poursuit sans relâche ses recherches. Des ondulations de 6 mètres de long, comme une évidence, prennent place sur les pelouses. Il dévoile les formes d’un banc monumental dont la vrille centrale souligne la puissance des années propres à l’arbre. Deux œuvres similaires trônent sur la place d’Armes à Monaco.

Son atelier est jonché de créations rappelant la progression de son parcours artistique. Sculpteur talentueux et prolifique, Marc décline les thèmes avec une insatiable virtuosité.

Le Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire l’accueillera jusqu’en novembre 2014 également présent à la Villa Datris à  L’Isle-sur-la-Sorgue ; sculpture du sud… d’une rive à l’autre de la Méditerranée.

 

Marc Nucera
Photographie © Hervé Dols

Les livres

Jardin contemporain, mode d’emploi, de Chantal Colleu-Dumond, Flammarion, 2012.

Arts paysagers de Méditerranée, du traditionnel au contemporain, Louisa Jones, La Martinière, 2012.

La Maison inachevée, Émile Garcin et Jean-Claude Carrière, Actes Sud, 2010.

À l’écoute des arbres, Marc Nucera, 2010.

 
Le site de Marc : http://marc-nucera.fr
 
Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr pour la revue www.oeilpaca.fr
 

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